Tous les jours, il m¹arrive d¹être dérangé par la sonnerie du téléphone. Il faut alors s¹arracher à la totale concentration que réclame le dessin.
Mon cerveau et ma main droite en profitent souvent pour partir seuls en balade sur le papier.
Je crois bien que c¹est pour eux l¹occasion de manifester leur impatience devant les irruptions bruyantes de cet instrument dans notre travail.
Je ne peux pas leur en vouloir: moi aussi, je trouve ces interruptions un peu pénibles, et je ne consacre à la conversation qu¹une attention minimale, en attendant de replonger dans la planche en cours.
Quand enfin je raccroche, je découvre ce qu¹ont donné des escapades de deux vagabonds.
Dessins automatiques, dessins inconscients ?
Peut-être. Moi, j¹appelle ça " dessins de téléphone. ".